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GemmeLe Ranger

Son histoire, ses motivations

mardi 14 mars 2006, par PenOfChaos

Il est possible d’être invité par le destin à suivre un chemin de héros, il est aussi possible que le destin vous claque la porte au nez.

Physiquement quelconque, moyen dans sa stature mais tout de même charismatique, le Ranger sait captiver l’auditoire par son aura mystérieuse et l’éclat d’acier de ses yeux. C’est en général avant qu’il ouvre la bouche. Il porte des vêtements gris, verts et bruns pour se fondre dans tous les milieux. C’est théoriquement un homme de terrain et d’action, et son arme de prédilection est l’épée courte [1]. Éventuellement il peut tirer à l’arc, mais il n’en a pas encore acheté, parce qu’il faut acheter des flèches avec, c’est cher, et cela fait du bruit quand on marche. C’est bien plus amusant de ne pas avoir d’arc, et de se moquer de l’elfe qui en possède un mais qui n’est pas très habile avec.

Le Ranger n’aime pas trop parler de son passé [2]. Il est né à Loubet, village sans intérêt n’apparaissant que sur les cartes très détaillées (géographiquement situé au sud-est de Valtordu, à une quarantaine de kilomètres le long de la rivière Glandebruine). Fils d’un rempailleur, il a très tôt gagné l’estime de ses parents, puisqu’il était naturellement doué pour le rempaillage et la réparation des chaises. A l’âge de huit ans, il avait déjà réparé son premier fauteuil à bascule. A l’âge de douze ans, il avait réparé la moitié des chaises de la bourgade. L’événement marquant de sa jeunesse restera la journée passée à rechercher les poules de son grand-père à travers tout le village [3].

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Le Ranger à l’auberge
Illustration : Marion Poinsot / couleur Sylvie Sabater, éditions Clair de Lune

C’est à l’âge de 20 ans qu’il décide de vivre une vie de héros, alléché par la discussion de deux ivrognes à la taverne. Il dérobe alors le cheval du vieux Grégoire [4], et muni d’un gourdin et de quelques provisions se décide à explorer une tour soit-disant maléfique au sud de son village. La suite est un véritable fiasco, qui vous sera narré si vous le voulez dans la chanson À l’aventure compagnons.

Ayant découvert qu’il valait mieux partir à l’aventure avec plusieurs personnes, il se laisse entraîner après quelques jours de vagabondage dans le baratin d’un type étrange et encapuchonné, qui lui promet monts et merveilles et lui propose d’être le chef d’un groupe d’aventuriers. Utilisant ses économies de rempaillage, il achète un peu de matériel [5], une épée qui brille, et se rend au Donjon de Naheulbeuk afin de récupérer une mystérieuse statuette.

Le Ranger aime bien faire croire qu’il est le chef, et il compte gagner rapidement des niveaux en assurant le rôle de leader. Il aimerait bien être un ranger respecté, et pouvoir observer les gens depuis un coin d’ombre dans une taverne, en s’amusant des regards apeurés des autres clients. Pour le moment, il est plutôt apeuré par les regards amusés des autres clients... Il espère pouvoir acheter une épée Durandil(TM), pour faire comme dans la publicité.

Après plusieurs décades d’aventure, et de nombreux dangers affrontés, c’est à la suite d’un concours de circonstances assez grotesque que le Ranger devient le commandant Bradorc, chargé de mener les troupes de Folonariel à la bataille contre Gzor. Un destin qu’il n’aurait jamais imaginé, même dans ses rêves les plus fous. Ou dans ses cauchemars, peut-être.


[1Enfin, celle-ci était en promotion, alors bon...

[2Ce n’est pas grave, il y a peu de chance qu’il vienne consulter cette encyclopédie

[3En récompense, sa mère lui avait fait du riz au lait.

[4Encore aujourd’hui, il fait croire que c’était le sien

[5Et notamment une cape elfique, qui lui a été vendue par erreur dans un lot de vieilles fripes